Antonio Blakeney, le plus mauvais criminel du basket US est encore dans la mouise
Antonio Blakeney avait échappé à la prison en 2021, lorsqu'il était encore plus ou moins un joueur NBA. Cette fois, ce sera compliqué pour lui de ne pas y passer. L'ancien joueur des Bulls est l'un des meilleurs arrières d'Euroleague cette saison avec l'Hapoel Tel Aviv, mais ce n'est pas ce qui permet à son nom de faire les gros titres. D'après The Athletic, Blakeney est soupçonné d'être impliqué dans une affaire de matches truqués en Chine lors de la saison 2022-2023.
Il jouait alors pour les Jiangsu Dragons et avait livré une prestation suspecte au milieu d'une saison de haut niveau, laquelle s'était accompagnée de paris très élevés (près de 200 000 dollars) placés par deux Américains sur une défaite de l'équipe de Blakeney. Quelques jours plus tard, les mêmes hommes avaient fait un pari similaire, dans une rencontre à laquelle le joueur US n'avait finalement pas participé. Les enquêteurs du FBI ont établi une connexion entre les parieurs et Antonio Blakeney, ce qui lui fait aujourd'hui risquer la prison.
Comme dit plus haut, ce n'est pas la première fois que l'intéressé se retrouve dans de beaux draps. En 2021, c'était un peu plus... romanesque et surtout encore moins bien exécuté.
L'autre frère de Michael Porter Jr condamné à 6 ans de prison
Les faits se sont ainsi déroulés en Floride, alors que Blakeney jouait pour Osceola en G-League. La police locale a été ainsi appelée en soirée pour un vol. Deux hommes ont indiqué aux officiers qu'ils étaient en train de jouer aux cartes dans une maison sur l'invitation de Blakeney, quand cinq individus sont entrés, ont sorti des armes à feu et réclamé aux convives leur cash. Antonio Blakeney, sous la menace d'un "pistolet avec un laser vert" a été conduit à l'étage, pour laisser penser aux deux invités qu'il était, comme eux, une victime dans cette histoire.
Sauf que l'ex-arrière des Chicago Bulls n'avait pas franchement pris le temps de préparer le larcin parfait. L'une des deux victimes a expliqué que peu après son arrivée dans la maison, elle avait entendu Blakeney s'entretenir en vidéo avec un homme surnommé "G" pour le prévenir que leurs cibles étaient là. Pour ne rien arranger, trois des cinq agresseurs ont immédiatement été reconnus par l'autre victime comme des amis de Blakeney qu'elle avait vus... la veille et dans la même maison.
Une fois les policiers sur place, Antonio Blakeney a été cuisiné et il ne lui a pas fallu longtemps pour donner aux enquêteurs ce qu'ils n'auraient même pas osé espérer. Il a d'abord nié connaître les assaillants et assuré qu'il n'avait pas passé d'appel vidéo avec l'un d'entre eux juste avant le vol. Vingt ans plus tôt, ç'aurait pu fonctionner. Mais en 2021, les policiers ont simplement pris son téléphone et constaté sur son relevé d'appels FaceTime qu'il s'était bien entretenu avec un dénommé "G".
Dans les SMS de Blakeney, se trouvait également un message d'un dénommé "Trap C4", lui indiquant qu'il avait son sac, dérobé pour tenter de faire illusion, en sa possession. Les policiers lui ont donc demandé comment "Trap C4" avait pu se retrouver en possession de ses effets personnels. Blakeney a alors expliqué que l'homme en question "connaissait la street" et avait sans doute fait jouer ses connaissances pour récupérer les affaires dérobées. Lorsque les enquêteurs lui ont demandé de quelle manière "Trap C4" pouvait être au courant que Blakeney s'était fait voler s'il ne lui avait jamais parlé, le basketteur a mis fin à la conversation...
Le banditisme, c'est un métier. Et Antonio Blakeney, qui est un très bon joueur au demeurant, aurait dû se concentrer sur ce qu'il faisait nettement mieux, à savoir jouer au basketball.

