La conférence de presse lunaire de Joe Mazzulla après Celtics-Pacers
La conférence de presse de Joe Mazzulla, après la courte défaite des Boston Celtics face aux Indiana Pacers (98-96), a laissé les observateurs médusés. Interrogé à six reprises par les médias, l’entraîneur de Boston a répondu… exactement la même chose à chaque question : « écran illégal ».
Une manière aussi radicale que spectaculaire de faire passer son message sur l’arbitrage de la dernière action.
Une conférence de presse surréaliste, mot pour mot
Voici l’intégralité de l’échange, tel qu’il s’est déroulé :
Question : Pouvez-vous nous raconter les dernières possessions ?
Joe Mazzulla : Écran illégal.
Question : Pardon ?
JM : Écran illégal.
Question : Écran illégal ?
JM : Écran illégal.
Question : Qu’est-ce qui a fait basculer le match en votre défaveur ?
JM : Écran illégal.
Question : Qu’aimeriez-vous que les gens comprennent à propos de cette fin de match ?
JM : Écran illégal.
Question : Y a-t-il autre chose que vous souhaiteriez ajouter ?
JM : Écran illégal.
En moins d’une minute, le coach des Celtics a ainsi résumé toute son analyse de la rencontre.
L’action au cœur de la polémique
La frustration de Mazzulla trouve son origine dans la dernière possession d’Indiana. À six secondes de la fin, Pascal Siakam pose un écran en tête de raquette sur Derrick White, provoquant un déséquilibre du défenseur de Boston.
Siakam récupère ensuite le ballon de Andrew Nembhard, feinte et inscrit un tir en déséquilibre près de la ligne des lancers francs, offrant la victoire aux Pacers.
Pour Mazzulla, cet écran aurait dû être sanctionné. Un coup de sifflet aurait rendu la balle à Boston, avec la possibilité d’une dernière possession décisive.
Un contexte déjà tendu autour de l’arbitrage
Cette sortie intervient dans un climat déjà sensible à Boston. Plus tôt dans la semaine, Jaylen Brown a été sanctionné d’une amende de 35 000 dollars par la NBA après avoir critiqué publiquement l’arbitrage à l’issue d’une autre défaite.
La conférence de presse de Joe Mazzulla pourrait donc être interprétée comme une protestation soigneusement calibrée, à la fois visible et difficilement sanctionnable sur la forme.
En répétant inlassablement les mêmes deux mots, Joe Mazzulla a transformé une conférence de presse classique en séquence virale. Et un moment légendaire.

