De’Aaron Fox ne voulait pas quitter les Kings à l’origine
Le départ de De’Aaron Fox des Sacramento Kings n’était pas un choix naturel pour le joueur. Son agent Rich Paul a révélé que le meneur souhaitait initialement rester fidèle à la franchise qui l’avait drafté, avant que la situation sportive ne pousse les deux parties à envisager une séparation.
Dans le podcast Game Over, Rich Paul a expliqué que Fox tenait à poursuivre l’aventure à Sacramento malgré les incertitudes.
« L’une des choses qu’il m’a dites, c’est : ‘Rich, j’aimerais vraiment aller au bout de cette histoire ici, à Sacramento, parce que ce sont eux qui m’ont drafté' », a confié l’agent.
Une fidélité mise à l’épreuve par le manque de continuité
Drafté par les Kings en 2017, De’Aaron Fox a passé huit saisons en Californie et a longtemps incarné le renouveau de la franchise. Il avait notamment conduit Sacramento en playoffs en 2023, une première participation depuis seize ans. Mais l’incapacité du groupe à confirmer durablement a fini par fragiliser sa situation.
« Les signes étaient là, mais on a géré ça de manière très professionnelle », a poursuivi Rich Paul. « Il fallait continuer à jouer, chaque situation est différente. Il m’a fait confiance pour lui présenter des destinations qui avaient du sens pour la suite de sa carrière. »
À mesure que les discussions de trade se multipliaient, Fox a dû accepter l’idée d’un nouveau départ, malgré son attachement à Sacramento.
Plusieurs pistes avant San Antonio
Avant que les San Antonio Spurs ne concluent l’échange, d’autres destinations avaient été envisagées. Rich Paul a notamment cité le Orlando Magic parmi les options crédibles.
« Orlando, San Antonio… des équipes qui avaient besoin d’un meneur, mais aussi déjà des pièces importantes avec lesquelles il pouvait s’intégrer rapidement », a-t-il expliqué.
Finalement, c’est au Texas que Fox a posé ses valises en février dernier, rejoignant un projet en pleine construction.
Une adaptation rapide aux Spurs
Depuis son arrivée à San Antonio, De’Aaron Fox a rapidement trouvé ses marques. Il tourne actuellement à 21,7 points et 5,8 passes décisives, avec une adresse à 36,5 % à trois points, tout en devenant un élément central du backcourt texan.
Son association avec Victor Wembanyama, mais aussi avec les jeunes Stephon Castle et Dylan Harper, confirme qu’il a su s’épanouir dans un nouvel environnement, même s’il n’était pas prêt, à l’origine, à tourner la page Sacramento.
Un parcours qui illustre la complexité des carrières NBA, souvent partagées entre fidélité, ambitions collectives et réalités du marché.

