Pourquoi l’absence de Josh Hart fait si mal aux Knicks
Dans le CQFR du jour, Antoine et Shaï ne parlent pas seulement d’un joueur « utile », mais d’un joueur essentiel l’architecture de New York. Et quand Josh Hart disparaît, l’édifice des Knicks bouge.
La claque reçue à Detroit (121-90) n’est pas un accident isolé. Elle s’inscrit dans une dynamique, et nos journalistes la relient directement à l’absence de Hart.
« Les Knicks sont en galère depuis la blessure de Josh Hart. Ça change complètement l’équilibre », résume Antoine, avant d’entrer dans le concret : rotations bricolées, associations discutables, identité qui se dilue.
Une absence qui oblige New York à se trahir
L’élément le plus parlant, c’est que New York essaie de compenser… ça se voit immédiatement sur le terrain. Sans Hart, Mike Brown « tricote ». « Il a tenté Mohamed Diawara, puis là maintenant il s’en est écarté », note Antoine, comme un symptôme d’un staff qui cherche une solution sans la trouver.
Résultat, l’équilibre du cinq de départ se dérègle, et les Knicks se retrouvent à chercher des réponses structurelles à une absence qui, en apparence, ne devrait que retirer un ailier polyvalent.
Le casse-tête Towns - Robinson, ou le mauvais pansement
Dans l’analyse, un point revient avec insistance : la tentative de compenser Hart en épaississant le cinq avec deux intérieurs. Or, cette solution ne convainc pas. « Moi, j’aime pas du tout cette doublette de Karl-Anthony Towns et Mitchell Robinson. J’aime pas la présence de ces deux-là dans le cinq ensemble. Je trouve que ça marche pas très bien. Et les résultats le montrent », pointe Antoine.
Le plus frappant, c’est l’ironie soulignée dans l’épisode : malgré deux intérieurs, New York se fait dominer dans les secteurs supposés être sécurisés. « Ils se font dominer au rebond, sans Jalen Duren, face à deux intérieurs des Knicks. Ils se sont fait dominer aux points dans la raquette. Donc ça n’a pas fonctionné et sur l’ensemble de la saison, ça ne fonctionne pas. »
Autrement dit, l’ajustement ne corrige pas le problème, il en crée d’autres.
Hart, le liant qui rend tout cohérent
Si Josh Hart devient le joueur le plus important, c’est parce qu’il fait le lien entre des mondes qui, sans lui, cohabitent mal : la création autour de Jalen Brunson, la défense sur les ailes, la bataille au rebond, l’énergie, les transitions. Nos journalistes insistent sur ce que son absence provoque : moins de continuité, moins de sérénité, moins de solutions évidentes.
Et surtout, Hart permettait aux Knicks de rester eux-mêmes sans multiplier les bricolages. Là, la discussion pointe un collectif qui perd ses repères et subit, jusqu’à se faire gifler par une équipe de Detroit « très en contrôle », mature, et capable d’appuyer précisément là où New York se fragilise.
Et maintenant, la bonne solution d’attente ?
Dans l’épisode, une proposition émerge clairement : plutôt que de figer un cinq trop lourd, les Knicks pourraient assumer un choix plus offensif. « Moi, je serais pour Tyler Kolek dans le cinq majeur. En attendant Josh Hart, ça serait la meilleure séquence, ce serait très offensif », avance Antoine, en imaginant une organisation où le playmaking aide à stabiliser l’attaque et où le banc retrouve des rôles plus clairs.
Parce qu’au fond, l’idée n’est pas de remplacer Josh Hart poste pour poste. Mais de retrouver un équilibre, en attendant de récupérer celui qui, précisément, l’incarnait.
Au final, Josh Hart n’est pas seulement un joueur d’impact, il est un régulateur. Son absence oblige New York à se réinventer dans l’urgence, et révèle à quel point il était devenu central.
Retrouvez l'intégralité du CQFR sur notre chaîne YT et sur toutes les plateformes audio :

