3 trades cohérents pour LaMelo Ball
Allez savoir qui a fait fuiter la rumeur selon laquelle LaMelo Ball voudrait quitter les Charlotte Hornets. Sa réaction, un tweet marqué d’un émoji clown, laisse penser que ce n’est ni lui, ni son camp. Sa manière de démentir une éventuelle frustration vis-à-vis de sa franchise, actuellement lancée sur une série de 4 défaites consécutives et dont le total est déjà de 11 revers en 15 matches.
Que les spéculations soient valides ou non, des questions se doivent d’être posées en Caroline du Nord. Venant du joueur ou du front office. Où vont les Hornets depuis qu’ils ont drafté le meneur en 2020 ? Il est certes devenu un All-Star mais il a surtout joué une seule fois plus de 51 matches. Et c’était en 2021-2022. Depuis ? 36, 22 et 47 rencontres disputées. Des blessures à répétition, principalement aux chevilles.
Et une équipe de Charlotte qui plafonne. Le nombre de victoires par saisons ne cesse de descendre : 27, 21 puis même 19 l’an dernier. Et ce malgré les joueur draftés haut qui s’accumulent. C’est comme si le projet était éternellement en reconstruction. Sauf qu’à un moment, Ball ne pourrait plus être au centre de tout ça. Soit parce qu’il en aura marre, soit parce que les Hornets voudront bâtir autour d’un ou plusieurs autres joueurs.
Les Hornets doivent-ils trader LaMelo Ball pour franchir un cap ?
Il est toujours le meilleur élément du roster. Le plus productif statistiquement parlant (21 points, quasiment 7 rebonds et plus de 9 passes encore cette saison) et le plus talentueux. Sauf qu’il n’a pas non plus passé les grand caps qui auraient pu être espérés après des débuts très prometteurs. Il progresse naturellement, certes, mais il n’est pas devenu un scoreur plus efficace ni même un leader plus mature. Ce qui était pardonnable à 21 ans l’est moins à 24.
Surtout que l’organisation peut désormais se tourner vers d’autres jeunes. Brandon Miller a montré de belles choses… quand il n’est pas blessé. Kon Knueppel est peut-être le meilleur rookie en NBA actuellement. Et si ça continue, les Hornets vont encore drafter très haut un potentiel talent comme Cam Boozer, Darryn Peterson, AJ Dybantsa ou Caleb Wilson. C’est à se demander quelle place est laissée à LaMelo Ball dans tout ça. Pourrait-il seulement faire évoluer son jeu ?
Sa valeur est difficile à estimer. D’un côté, c’est un All-Star. De l’autre, son jeu est tellement atypique qu’il n’est pas simple de l’imaginer au sein de la plupart des équipes NBA. On s’est quand même lancé pour tenter de trouver trois trades qui auraient au moins un peu de sens.
Un backcourt flashy LaMelo Ball – Josh Giddey à Chicago ?
Chicago reçoit : LaMelo Ball, Pat Connaughton.
Charlotte reçoit : Zach Collins, Patrick Williams, Coby White, une compensation légère à la draft.
Ce que l’on peut retenir du premier mois de la saison pour les Chicago Bulls, c’est qu’ils sont sans doute trop forts pour finalement tanker mais pas suffisamment armés non plus pour lutter réellement pour le top-6 à l’Est. Bref, la franchise de l’Illinois sera encore à la course pour le play-in avec une équipe réjouissante mais tout de même limitée. Le club a beau avoir une dimension historique, il ne signera probablement pas non plus de grands free agents dans les années à venir. De toute façon, les stars de cette ligue n’attendent plus la fin de leur contrat pour s’engager ailleurs.
Il reste deux voies pour récupérer un All-Star : drafter un jeune puis le développer ou monter un trade. Dans l’effectif actuel, Josh Giddey est le seul à pouvoir prétendre éventuellement à une place parmi les meilleurs joueurs de la ligue. Matas Buzelis y figurera peut-être un jour mais ce n’est pas une garantie. Les Bulls n’ont pas suffisamment d’assets pour vraiment mettre la main sur une superstar (les Giannis Antetokounmpo et compagnie) qui finirait par demander à quitter son équipe actuelle.
Alors pour vendre des maillots et hausser le potentiel intrinsèque du groupe, LaMelo Ball est une option crédible. Déjà parce qu’il peut coller en partie avec ce que font les joueurs de Billy Donovan en termes de style de jeu. Chicago aime jouer vite et mise sur la relance, notamment en s’articulant autour de Giddey. Ball est justement un partisan de la transition permanente, où il brille par sa rapidité, son sens de la passe, etc.
Le « fit » avec le meneur australien est intrigant. Les deux sont grands et savent lâcher le ballon, même si LaMelo aurait tout intérêt à s’inspirer un peu de son grand frère Lonzo Ball pour que ça colle encore mieux. Chacun des deux arrières peut se nourrir des drives et du playmaking de l’autre. Sachant que les progrès de Josh Giddey à 3-points (37%) laissent penser qu’il peut aussi fonctionner davantage off ball contrairement à ses années au Thunder.
Coby White est en fin de contrat. Il reviendrait en Caroline du Nord, où il jouait à la fac, pour faire quelques cartons si jamais les Hornets décident de le conserver. Le deal de Zach Collins expire aussi à la fin de la saison. Patrick Williams pourra renforcer Charlotte sur les ailes. La compensation de draft est à déterminer selon la valeur que les Bulls prêtent à Ball. La grande question étant probablement la manière dont il juge l’attitude générale du jeune homme ainsi que sa condition physique et sa proportion à se blesser.
Les Kings, foutu pour foutu ?
Sacramento reçoit : LaMelo Ball, Amir Coffey.
Charlotte reçoit : Malik Monk, Kyle Kuzma, une compensation légère à la draft de la part des deux équipes concernées.
Milwaukee reçoit : DeMar DeRozan.
Sacramento a tout intérêt à tanker et à se trouver sa prochaine star à la draft. Mais si jamais les Kings veulent essayer coûte que coûte de rééquilibrer leur projet, ils peuvent toujours tenter LaMelo Bal, digne successeur de Jason Williams à la mène des Kings. L’ensemble aurait légèrement plus de cohérence avec un trio Ball, LaVine, Sabonis entouré de défenseurs solides comme Keon Ellis et Keegan Murray avec par exemple des joueurs intéressants comme Dennis Schröder et Amir Coffey en sortie de banc. C’est moyen mais ça a déjà plus de sens que le groupe actuel, c’est dire !!
Les Bucks récupéreraient un scoreur capable d’élever un peu l’équipe et de la porter en partie les soirs où Giannis Antetokounmpo manque à l’appel. Un cinq avec Ryan Rollins, Myles Turner, AJ Green, DeRozan et Giannis, suivi de Cole Anthony, Gary Trent Jr, Kevin Porter Jr et Bobby Portis, ce n’est pas ridicule.
Pour les Hornets, l’idée c’est surtout de tourner la page avec des contrats expirants et des compensations à la draft et au moins un premier tour ou deux dans le lot.
New Orleans, pour essayer de relever la barre
New Orleans reçoit : LaMelo Ball.
Charlotte reçoit : Dejounte Murray, Kevon Looney.
Est-ce que ce trade peut être fait comme ça sans aucun tours de draft échangés ? Ce serait un signe que les Hornets ne voulaient vraiment plus de leur meneur. Ils récupèrent là un joueur confirmé, blessé, qu’ils pourront échanger plus tard ou le faire évoluer au côté de Brandon Miller et Kon Knueppel. Looney va renforcer la raquette légère de Charlotte et apporter une présence dans le vestiaire.
New Orleans se sépare d’un joueur absent pour un autre peu souvent présent. Mais c’est toujours ça de pris pour des Pelicans déterminés à gagner des matches vu qu’ils ne possèdent pas leur pick en 2026.

