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Basket-ball : il y a 40 ans, le dernier titre du CUC !

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De nos jours, cela ressemble à une fiction. Mais c’est une authentique page d’histoire. Pensez, une finale de championnat de France 100 % clermontoise ! De cette époque où Clermont-Ferrand rayonnait encore en capitale du basket féminin français, suffisamment pour laisser à jamais gravés dans la mémoire collective, les trois mots « Demoiselles de Clermont », la photo de Jacky Chazalon comme écrasée par la géante Semenova et la razzia noire des titres, au coup d’envoi douze d’affilée, record jamais égalé.

Le contexte

En 1981, la série cuciste est à l’arrêt depuis l’année précédente, stoppée (60-54) par le Stade Français de la transfuge Irène Guidotti. Mais le Clermont Université Club termine en tête du championnat de France de Nationale 1A, ce qui, deux ans auparavant, lui aurait valu la couronne. Système révolu. Les protégées du Docteur Canque joueront le titre contre le deuxième de la poule... l’AS Montferrandaise, présidée par Edith Tavert qui, pour mémoire, avait créé le CUC basket féminin en 1964. 

Des Asémistes deux fois vainqueurs du CUC durant la phase régulière. Dont un succès d’un point (67-68) lors du match retour à Chamalières, le 15 février.  Alors, le trophée ? Pour l’ASM de l’Américain Mike Larsen entraîneur de filles pour la première fois, ou le CUC demi-finaliste de la Ronchetti avec pour sa première année, Yannick Stephan aux manettes ? Faire la promotion du basket féminin expliquait le choix de la salle troyenne. Le petit millier de spectateurs qui s’y retrouva fut, comme on pouvait s’y attendre, essentiellement auvergnat, supporteur bruyant d’une des deux équipes, avec, selon les reportages de l’époque, un avantage au CUC.

Ce choc entre pensionnaires de la salle Chatrousse et de la rue Montlosier aurait régalé la Maison des Sports, pas opérationnelle toutefois à cette date. Il aurait pu se jouer à Coubertin après la finale masculine (Villeurbanne-Le Mans) célébrant une véritable fête du basket français. Mais il se déroulera… à Troyes. Suite à un appel d’offres lancé précipitamment courant janvier par la Fédération, la finale est déjà retenue par le comité de l’Aube, soucieux de promouvoir le basket féminin. Non-sens prévisionnel : voici les aficionados clermontois et montferrandais tous contraints à 350 km de déplacement en bus, avec retour au petit matin... 

Le match

La salle omnisports troyenne et son millier de supporteurs auvergnats espéraient un choc à la hauteur des palmarès et des talents. Avec ces joueuses admirées dans les joutes européennes et capables de faire basculer une rencontre, telles la Canadienne Sylvia Sweney chez les jaune et bleu ou la paire Maryline Joly – Cathy Malfois dans le camp cuciste. 

Mais l’enjeu tua le jeu. L’envoyé spécial de La Montagne, Hélios Garcia, ne pouvait que le rapporter : « Quelle finale médiocre sur le plan de la qualité, notamment une première mi-temps indigne de la valeur des équipes en présence. La grande responsabilité en revient à un trac maladif, contaminant les deux équipes. Le CUC parvint à le surmonter quelque peu en seconde mi-temps, l’ASM, jamais ; ce fut déterminant ».Les défenses - avec le choix de la zone des deux côtés - prirent le pas sur les attaques dans ce derby auvergnat, à l’image de la contre-attaque de la Cuciste Josiane Lhermet qui ne peut éviter Nicole Denis, la meneuse montferrandaise, ultime défenseur.  

Le fameux « 19e match », livré trois semaines après la fin des matches retours, se déroula, en effet, à l’opposé d’un basket champagne. A la pause, les Cucistes menaient sur le score tout étriqué de 22-19. Puis, ayant inscrit 6 points en cinq minutes en début de seconde période, elles prenaient définitivement les commandes d’une partie à l’adresse générale en berne, quelque 32 % des deux côtés. Ayant compté jusqu’à 12 longueurs d’avance (30e), pratiquement toujours en tête, le CUC remportait le grand derby auvergnat (55-47). 

La suite

La finale marque un tournant historique. La fin d’un âge d’or. Par la suite, aucun club clermontois ne posera plus sur ses étagères une couronne de France. Le CUC mettra la clef sous la porte en 1985. L’ASM, elle, évoluera dans l’élite jusqu’en 1997. Les couleurs clermontoises seront encore portées par le SCAB 63 de 1991 à 2008, terme du basket de haut niveau féminin sur la ville.

Les deux équipesCUC. Debout (de gauche à droite) : Yannick Stephan, Cathy Malfois, Anat Draigor, Maryline Joly, Christelle Doumergue, Sylvie Meignal ; devant : Brigitte Citron, Agnès Borg, Josiane Lhermet, Pascale DufourASM. Debout : Marilène Fargette, Christine Dulac-Rougerie, Sylvia Sweeney, Sylvie Gorczewki, Carole Chrétien, Viviane Labille ; devant : Martine Gorczewski, Catherine Granet, Angès Viala, Sylvie Gérald, Nicoles Denis.

 

Francis Laporte

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