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Après la mutualisation, Riom Badminton Club et Châtel Badminton vont devoir partager certains créneaux

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Avant de se lancer dans les explications, il est important de rappeler le contexte. Depuis sa construction par feu la communauté de communes Riom communauté en 2010 en parallèle de celle du lycée Pierre-Joël-Bonté, le gymnase Aimé-Césaire était l’antre quasi exclusif du Riom Rappel (escalade) et du Riom Badminton Club.

L’un des objectifs de cet équipement tombé sous le giron de la communauté d’agglomération Riom Limagne et Volcans (RLV) quand elle a vu le jour en 2017 n’était autre que le développement du badminton à Riom. C’est d’ailleurs aussi dans cette optique que les dirigeants riomois et leurs homologues châtelguyonnais avaient décidé de mutualiser un créneau d’une heure et demie les mercredi (pour les meilleurs adultes des deux clubs) et vendredi soirs (pour les meilleurs jeunes des deux clubs). Deux clubs et neuf terrains à disposition donc, mais une seule salle et un seul coach.

Un été mouvementé et des échanges vains

Un système qui a fonctionné durant plusieurs années. Dans l’intérêt de tous. "Mais, en cours de saison dernière, Riom nous a dit qu’ils voulaient mettre un terme à cette mutualisation, explique Hélène Lacour la présidente du Châtel Badminton. À partir de là, on a cherché des solutions partout sans rien trouver."

Comme le veut la tradition dans ce genre de situation, le club de la cité thermale se tourne alors vers la mairie pour trouver une solution. "Le problème, c’est que le gymnase de La Vouée et toutes les autres structures sont saturés", poursuit-elle.

L’étape suivante a donc été d’aller vers RLV. "Depuis trois ans, les deux clubs travaillaient bien ensemble, souligne Fabrice Magnet, vice-président de la communauté d’agglo délégué aux sports et aux associations. Puisqu’Aimé-Césaire est un équipement communautaire, on a juste accordé au club de Châtel les créneaux qu’ils utilisaient déjà lors des séances mutualisées en réalité."

Le club de Riom ne décolère pas

Une décision qui a irrité au sein du club riomois. "Cela met tout simplement notre projet en péril notamment au niveau de l’école de badminton, s’emporte Éric Avarguez, président démissionnaire du Riom Badminton Club. On avait déjà bouclé tous les créneaux quand on nous a annoncé ça au début des vacances. Ce que je regrette le plus, c’est que c’est une décision qui a été prise sans concertation."

Le dirigeant riomois à la tête de quelque 240 adhérents (peu ou prou le même nombre que le club de Châtel-Guyon) pointe également du doigt le fait que les différentes tentatives de conciliation n’ont mené à rien. "On va être obligé de réduire la voilure vu que toutes nos propositions ont été rejetées en bloc, peste-t-il. Mettre tout le monde dans la même salle avec des entraîneurs différents c’est techniquement impossible. Il y a des créneaux libres à d’autres moments dans la semaine, mais Châtel ne veut rien entendre. Ils ont gagné sur toute la ligne."

Une réunion de conciliation infructueuse

"On n’a pas spécifiquement demandé d’aller à Aimé-Césaire, tempère Hélène Lacour. Mais, les gymnases de RLV sont aussi tous saturés et c’était la seule solution vu que les créneaux mutualisés existaient déjà. Dans l’idéal, on aurait besoin de six terrains. On en aura quatre et on n’en demandera pas plus pour ne pas empiéter plus sur ce que fait Riom."

La réunion de conciliation qui s’est tenue début septembre a été « rock’n’roll » du propre aveu de la présidente de Châtel Badminton. "C’est triste d’en arriver là", déplore Fabrice Magnet. Un sentiment partagé par la dirigeante châtelguyonnaise. "Notre objectif à tous, c’est de développer le badminton sur le territoire et c’est malheureux qu’on ne soit pas arrivé à un compromis. Ce n’est productif pour personne et cela fait vraiment une mauvaise publicité pour la pratique surtout une année olympique."

De son côté, Éric Avarguez ne décolère pas. "C’est injuste, souffle-t-il. C’est une décision que tout le monde vit très mal au club. La seule chose qu’il nous reste à faire c’est de nous adapter. Pour ma part, je suis complètement désabusé et j’ai décidé, même si c’est anecdotique, de démissionner."

Un bon mois de retard sur les entraînements

Alors que les différents messages postés sur les réseaux sociaux et les nombreux mails envoyés tout au long de l’été n’ont cessé de mettre de l’huile sur le feu, un courrier a d’ailleurs été envoyé au président du club riomois (mais aussi à l’ensemble des associations riomoises et aux organes locaux de la fédération françaises de badminton) par Frédéric Bonnichon, le président de RLV, dans lequel il pointe du doigt des "allégations mensongères et parfois injurieuses" frôlant "la diffamation".

Après toutes ces turpitudes de l’été, une solution a été trouvée jeudi et les entraînements doivent reprendre normalement cette semaine. Avec près d’un mois de retard alors que les premières compétitions pointent déjà le bout de leur nez.

Nourredine Regaieg

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