Quatre archers d'Aurillac racontent leur passion pour le tir à l'arc
C’est une pratique qui n’est pas banale. Le tir à l’arc était pourtant mis en valeur, ce dimanche 10 novembre, pour le concours annuel des archers du Stade aurillacois.
L’occasion pour les 72 participants, venus de toute la France, de reprendre la saison en douceur. La pratique compte de nombreuses disciplines et l’événement dominical concernait le tir en intérieur. En plus de cela, il existe notamment le tir en campagne qui se pratique en extérieur sur un parcours de 24 cibles.
La compétition accueillait des archers d’un très bon niveau mais aussi des débutants. « Il y a du beau monde ! Certains sont venus pour se qualifier pour les championnats de France, tandis que d’autres sont ici pour leur toute première compétition. C’est tout l’intérêt de cet événement », explique Jacques Mauré, président des Archers du Stade aurillacois.
Pour obtenir le meilleur résultat, les concurrents avaient deux fois dix volées lors desquelles ils tiraient trois flèches. Les amateurs de tir s’affrontaient sur une quinzaine de catégories différentes.
Jessica Tison, Archers du Stade aurillacois« J’ai débuté il y a cinq ans. Le tir en salle c’est ma spécialité, j’ai déjà fait les championnats de France où j’avais été classée dixième sur trente-six. Cette année j’ai décidé de réduire un peu et de me contenter des championnats AuRA par rapport à mon métier. C’est une passion prenante si on veut un bon niveau. C’est mon père qui a commencé avec mon frère et ça m’a donné envie d’essayer à mon tour. Ça m’a plu tout de suite et j’ai commencé l’entraînement rapidement. Ce que j’aime avec le tir à l’arc c’est qu’on se libère la tête, on ne pense plus qu’à ça en faisant le vide de ce qu’il se passe à côté. Ça nécessite une grande concentration et physiquement il faut également s’entretenir si on veut arriver à un bon niveau. »
Denis Vidal, Archers du Stade aurillacois« Ça fait quatre ans que j’ai débuté, j’ai commencé avec un arc classique avec viseur et je me suis rapidement orienté sur un arc à poulies. Je fais beaucoup de tir en campagne. Là on est sur une compétition en salle, c’est très bien pour reprendre la saison. L’année dernière, j’étais aux championnats de la ligue AuRA et j’ai terminé huitième sur seize. Cette année j’espère faire mieux. Retourner aux championnats AuRA ce serait déjà bien, les « France » c’est compliqué, le niveau est très élevé. J’aime beaucoup ce sport parce qu’on est obligé de se vider la tête. Quand on arrive à l’entraînement ou à une compétition, si on pense à autre chose et qu’on n’est pas dans notre tir, on va le payer cash. Il faut vraiment être concentré et faire abstraction des échecs. »
Pierre Casagrande, Archers du Stade aurillacois« Cela fait trente ans que je tire à l’arc. Je suis plutôt spécialisé dans le tir en campagne mais l’hiver on fait de la salle : cela nous permet de rester en forme et de nous entraîner. Au niveau de ma discipline de prédilection, on objectif c’est de me qualifier aux « France » comme chaque année et la saison débutera au mois de mars. J’ai déjà terminé cinquième, dixième ou douzième. Sur cette épreuve en intérieur, je veux tirer correctement, l’archer arme toujours pour faire un dix. »
Ugo Bridelance, Archers du Stade aurillacois« J’ai commencé l’année dernière, j’ai fait mon premier championnat du Cantal en janvier, je l’ai remporté et ça m’a poussé à continuer. J’ai gagné d’autres compétitions également donc c’est encourageant. J’espère pouvoir me qualifier pour les épreuves régionales et aussi nationales. Je trouvais ça stylé de faire du tir à l’arc et ensuite c’est très vite devenu ma passion. J’avais vu des championnats à la télévision et ça m’avait vraiment tenté. J’ai l’intention de bien évoluer et d’atteindre un bon niveau. »
Lucas Robelin

