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Ironman : Bénédicte Perron, rencontre avec une IronWoman

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Profil de notre Ironwoman : Bénédicte, 25 ans, triathlète longue distance originaire du Morbihan, atterrie en Haute-Savoie avant le 2e confinement pour un stage. Comment lui est venu ce goût pour les Ironman, ces triathlons XXL ? Quelles sont ses grandes réussites et ses échecs ? Elle nous dit tout !

Par Léa Borie
Extrait du magazine WOMEN SPORTS N°19 de janvier-février-mars 2021.

Blandine Perron : ses 4 raisons de vivre pour les Ironman

Une compétitrice dans l’âme, une sportive depuis toute jeune

Bénédicte a commencé très jeune le triathlon. A 10 ans, sa meilleure amie s’inscrit en club, elle la suit, heureuse de s’entraîner avec les copines. Puis vient l’entrée au collège, les premières compétitions auxquelles elle prend goût, les longues distances avec.

Une revanche sur un échec

La Fédération française de triathlon la remarque, adolescente. Elle s’entraîne les étés avec les jeunes triathlètes français. Puis elle intègre le Pôle Espoir de Montpellier mais réalise que ce n’est pas pour elle. « Je n’arrivais pas à encaisser les charges d’entraînement tout en passant un Bac S. »

Elle capitule et rentre chez ses parents. L’année suivante, elle abandonne le sport de haut niveau pour trois ans et se concentre sur ses études de commerce et ses voyages. Mais elle s’était promis de faire un Ironman avant ses 30 ans.

En rentrant d’Australie, son père la prend au mot : il lui propose qu’ils s’inscrivent à l’Ironman de Nice et s’entraînent ensemble. « C’est comme ça qu’on y est allé. Je me fichais de la perf, je voulais réaliser ce rêve, le partager avec mon père. » Un rêve ? Une revanche même. Se prouver qu’elle était capable de dépasser son échec du Pôle Espoir.

De famille : une passion de père en fille

Bénédicte a des souvenirs d’enfance chargés d’encouragements sportifs. Durant 13 ans, son papa a participé à moult Ironman. La famille allait l’encourager et prolongeait en vacances. Une passion presque génétique, on dirait ! Et aussi de l’admiration. « Mon père a été l’élément déclencheur. Il n’a pas eu de facilité et s’est donné les moyens de réussir. »

Partager une vie de couple sportive

Son conjoint est triathlète pro. « On a les mêmes objectifs, on partage nos sensations. Quand je m’entraîne avec quelqu’un de plus fort comme Pacôme, j’ai la sensation d’être une m*** (rires). Des matins, l’un est plus fatigué que l’autre, c’est source de conflit parfois, mais ça reste moteur ! Tout tourne autour du sport, on s’entraide l’un l’autre. » Difficile de garder une vie sociale très active. « Plus jeune, je devais expliquer à mes amis devoir rentrer tôt samedi soir pour m’entraîner à 8h dimanche. »

Mais Bénédicte est assez solitaire et s’épanouit ainsi. Une vie qu’elle partage allègrement sur Instagram, un compte qui a tout de suite pris « car je suis jeune et fais des trucs de grands ». Elle écrit sans filtre pour se libérer sur ses sensations, et tendrait vers un métier lié au community management.

Pourquoi tu fais toutes ces préparations et ces Ironman Bénédicte ?

Comment on chope le virus Ironman ?

Après le coup de blues du premier Ironman, tu te demandes ce que tu vas faire. Pour rester motivée, j’ai fait Embrun (non labellisé Ironman mais avec distances égales et beaucoup de dénivelé). En me qualifiant pour Hawaï, j’espérais un podium. J’ai fini 4e. Je ne pouvais pas m’arrêter là ! J’ai enchainé en 2019 sur un Northman, avant d’être requalifiée pour Hawaï à Barcelone (reporté en 2021). Au fil du temps, tu te rends compte que tu n’as pas de limite…

Pourquoi les Ironman plus qu’une autre course ?

J’ai tenté des Half Ironman. Je retrouve moins les sensations et la quête de performance en courte distance. Pendant un Ironman, c’est l’euphorie. Tes soucis s’envolent, t’es là à faire ce qui te fait vibrer, à te dépasser. C’est une façon pour moi de faire quelque chose qui sort du lot.

Ton secret pour assurer pendant les Ironman ?

La régularité pendant la prépa sur 6/8 mois. Être un peu égoïste et solitaire. Je n’encourage pas tout un chacun à se lancer dans un Ironman. C’est la mode de tenter ces courses du jour au lendemain. Tout le monde est capable de faire ce que je fais, mais il faut s’entraîner progressivement. Ce n’est pas un effort anodin. A la fin du Northman, j’ai tremblé toute la nuit et ne pouvais pas bouger mes jambes. A l’inverse, il ne faut pas se mettre de barrière en se disant qu’on n’est pas capable.

Le plus dur à gérer dans tes Ironman ?

Les 15 jours avant la course. C’est là où tu te dis que tu aurais dû travailler davantage et qu’il est trop tard. L’après aussi. Il faut s’entourer. On a un but qu’on ne perd pas de vue pendant un an. Quand la pression retombe, dur de lâcher prise. J’ai été tellement stricte envers moi-même que j’avais du mal à accepter la non-perfection. Je m’en voulais de moins m’entraîner, craignant de tout perdre. Aussi, je me sentais redevable envers mes parents qui me finançaient. Je ne suis pas encore fière de moi à 100 %.

Et les entraînements aux courses en mode confinée ?

Jusqu’à la Covid-19, j’avais des buts précis. 2020, on s’est entraîné dans le vide. D’où des baisses de motivation. D’autant que j’ai eu la mononucléose cet été. Mais hors compétition, j’ai réalisé que je retrouvais du plaisir à pratiquer, juste pour le kiff. La montre, les courbatures, la progression… Maintenant, il faut trouver un juste milieu entre objectif et plaisir.

Quel objectif pour ta vie de triathlète en 2021 ?

Ne plus avoir à faire comme jusque-là, composer avec les études. Je voudrais me consacrer pleinement au sport, plus sereinement, et voir jusqu’où je peux aller.

3 choses surprenantes sur Bénédicte Perron

  • Ouh le beau soleil ! Comme on le voit sur ses stories Instagram, elle a un sacré palmarès de gamelles en trail. Elle joue avec, affirmant avoir deux pieds gauches. Heureusement, elle garde toujours le smile, même si la montagne n’a pas eu raison de son cœur – la mer lui manque.
  • Chacun ses spécialités Bénédicte n’était jamais montée sur des skis avant de s’installer en Haute-Savoie. Elle débute à peine !
  • Pas de nuit Sa première expérience à la challengeante SaintéLyon (running raid nocturne) n’a pas été évidente. La peur de la chute a gâché son plaisir. Mais elle compte bien retenter sa chance, mieux préparée !

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